Paris SO Coeur
Football 100% Féminin
le 8 mars 2026
Journée internationale des droits des femmes.
portrait
Mélissa Sorel
Mélissa Sorel, footballeuse et institutrice :
“Le foot fait partie de mon équilibre”.
Le Paris SO Coeur compte des joueuses aux multiples facettes. Parmi elles, Mélissa Sorel est institutrice, pour des élèves de grande section. Elle jongle donc au quotidien entre sa profession, ses entraînements de joueuse de R1 et son rôle de responsable de projets éducatifs au sein du club. En ce 8 mars, journée internationale des droits des femmes, elle fait l’objet du premier épisode de notre série de portraits.
Bonjour Mélissa, peux-tu te présenter ?
Je suis Mélissa Sorel, j’ai 29 ans, et je joue au Paris So Coeur depuis deux ans. Je suis enseignante depuis sept ans. Cette année j’enseigne en maternelle, avec des grandes sections, à Bondy. Et au foot, je suis attaquante, soit en pointe, soit à droite, soit à gauche.
Comment est-ce que tu concilies ta vie professionnelle avec le foot ?
Comme ça fait longtemps que je suis avec les grandes sections, j’arrive à gérer. Tout ce que je vais leur faire faire est programmé depuis bien longtemps, donc ça m’enlève un poids. Et à ce niveau là, il n’y a pas de copies à corriger. Donc quand je vais au foot, je ne pense qu’au foot. Après, les journées sont difficiles et longues, parce que j’habite dans le 94, je vais travailler à Bondy dans le 93, puis je viens au foot dans le 92, avant de rentrer chez moi. C’est un rythme que j’ai pris, auquel je suis habituée, mais vive le mercredi, quand il n’y a ni école ni entraînement. Et parfois, le jeudi est assez difficile, donc j’envoie un message au coach pour le prévenir si je suis fatiguée. Mais le foot fait partie de mon équilibre, j’en ai besoin, c’est ma passion depuis que je suis toute petite et il faut que je me dépense physiquement.
Trouves-tu que ton métier t’apporte des choses dans le foot, ou bien que le foot t’apporte des choses dans ton métier ?
En tant qu’enseignante, je suis une personne très différente de la personne que je suis au foot. Je ne me comporte pas de la même façon, parce qu’au foot, je peux me relâcher, relâcher tout ce qui me passe par la tête, je ne suis pas aussi sérieuse. Alors qu’à l’école, je suis stricte. Et d’un autre côté, à force d’avoir connu différentes équipes de foot, je trouve que ce sport m’a apporté de la confiance en soi, qui se retranscrit à l’école.
Tes élèves savent-ils que tu joues au foot ?
Oui ils le savent, et ils aiment trop, surtout les filles ! Par exemple, à la fin de l’année, je vais jouer au foot avec eux. Au début il n’y avait que des garçons, et maintenant les filles viennent et courent aussi après la balle, c’est cool. Et certains garçons me disent : “mais c’est pas possible, les filles ne jouent pas au foot, qu’est-ce que vous racontez ?”, et je leur réponds que si, les filles jouent au foot. Et un jour, on a fait un carnaval, je me suis déguisée en footballeuse, j’étais à fond (rires).